Un budget géré au feeling, mais regardé de près
Plus de la moitié des répondants (53 %) disent gérer leur budget « au feeling ». L'application de leur banque vient ensuite (36 %), devant le tableur (25 %). Les applications de gestion dédiées restent marginales : 9 % seulement les citent.
Ce pilotage à l'instinct ne traduit pas un désintérêt, au contraire : 80 % des répondants consultent l'état de leurs finances au moins une fois par semaine, et 31 % le font tous les jours. La proportion est la même chez ceux qui gèrent au feeling (80 %) : on regarde souvent son compte, mais sans méthode pour savoir ce qu'on peut réellement dépenser.
- Au feeling53 %
- Application de sa banque36 %
- Tableur25 %
- Application de gestion dédiée9 %
Base : 75 répondants. Plusieurs réponses possibles : le total dépasse 100 %.
- Tous les jours31 %
- Chaque semaine49 %
- Chaque mois16 %
- Rarement4 %
Base : 75 répondants.
Le reste à vivre, une notion encore floue
Invités à noter de 1 à 5 leur connaissance de leur « reste à vivre » — ce qui reste une fois les charges fixes payées —, les répondants donnent une moyenne de 3,4. Seuls 27 % le connaissent précisément (5 sur 5), et 25 % se placent à 1 ou 2.
L'écart est net selon la façon de gérer son budget : 33 % de ceux qui gèrent au feeling connaissent bien leur reste à vivre (4 ou 5 sur 5), contre 74 % des autres répondants. Sur des effectifs aussi réduits (40 et 35 personnes), l'écart reste indicatif, mais il va dans le sens attendu : sans méthode, le chiffre le plus utile au quotidien reste flou.
- 1 — pas du tout15 %
- 211 %
- 323 %
- 425 %
- 5 — précisément27 %
Base : 75 répondants.
Vous ne connaissez pas le vôtre ? Il se calcule en une minute.
Calculer mon reste à vivreÉpargner : des situations très contrastées
12 % des répondants ne parviennent à rien mettre de côté, quand 33 % épargnent plus du quart de leurs revenus. Entre les deux, 31 % mettent de côté entre 1 et 10 % de leurs revenus, et 24 % entre 11 et 25 %.
- Rien12 %
- 1 à 10 %31 %
- 11 à 25 %24 %
- Plus de 25 %33 %
Base : 75 répondants.
Ce qui freine les projets
Le premier frein cité est financier : 53 % des répondants jugent leurs revenus trop bas. Viennent ensuite le manque de visibilité (36 %) et les imprévus (33 %). Une mauvaise gestion n'arrive qu'en dernier (23 %) : les répondants citent d'abord un manque de marge et de visibilité.
- Revenus trop bas53 %
- Manque de visibilité36 %
- Imprévus33 %
- Mauvaise gestion23 %
Base : 75 répondants. Plusieurs réponses possibles : le total dépasse 100 %.
Des plaisirs planifiés, mais peu d'outils pour les préparer
Leur dernier « gros » plaisir — un voyage, un achat high-tech, une voiture — était prévu pour 71 % des répondants, improvisé pour 29 %. Pourtant, 72 % n'utilisent ni cagnotte ni sous-compte pour mettre de l'argent de côté en vue de leurs projets : on anticipe, mais sans outil dédié.
Ce qui apporterait le plus de sérénité
Les répondants se partagent presque à égalité : 52 % aimeraient savoir ce qu'ils peuvent dépenser aujourd'hui sans culpabiliser, 48 % préféreraient visualiser clairement leur progression vers leurs objectifs.
Une piste se dégage : 78 % des 60 répondants interrogés sur ce point suivraient la suggestion d'un outil dédié leur proposant une dépense — un restaurant à 40 €, par exemple — s'il leur garantissait qu'elle ne compromet pas leurs projets à long terme.
Question posée à 60 répondants : sa formulation a été modifiée en cours d'enquête, et seules les réponses à la formulation définitive sont publiées.